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franceParis la France !

J’aime la ville de Paris et je vous invite à la découvrir dans toute sa splendeur

A l’honneur : ses restaurants , ses boutiques raffinées , ses salons feutrés …

Ses lieux touristiques  , ses quartiers célèbres , son identité , son histoire

Paris c’est ma ville , Paris c’est mon Amour.

La France c’est mon pays , la France c’est mon âme ,

La France est tout pour moi

La France c’est ma mère

La France c’est ma vie

La France c’est mon avenir

France je ne t’oublierai Jamais !

Vive la FRANCE !

Jules-Émile Péan est né en 1830 en France. Il a étudié au collège de Chartres puis à la faculté de médecine de Paris sous la direction du grand chirurgien Auguste Nélaton, (1807-1873), précurseur de la chirurgie plastique. Péan devient médecin en 1861 et travaille comme chirurgien dans les hôpitaux parisiens de Lourcine et de Saint-Antoine. En 1873, il est nommé chef de service à l’hôpital Saint-Louis. Cependant, il n’a pas obtenu le titre de professeur et n’a pas été accepté comme membre de la « Société de chirurgie ». Il est finalement accepté à l’Académie de médecine en 1887, malgré l’opposition tenace de ses confrères chirurgiens. Cela paraît incroyable, mais il en fut ainsi : d’une part, Pèan était un précurseur, par empirisme, de l’antisepsie mais il était l’adversaire de Louis Pasteur, d’autre part, malgré ses succès il fut considéré comme un assassinat par ses collèges de chirurgiens parisiens.

Il fait construire l’hôpital international à ses frais en 1893. Ce bâtiment, d’une cinquantaine de lits, destiné à soigner tous les malades, y compris les pauvres et les démunis, fut rebaptisé « Hôpital de Péan » après sa mort. Il a été nommé commandant de la « Légion d’honneur » en 1893. Il meurt le 20 janvier 1898 à Paris.
TRAVAIL SCIENTIFIQUE
Jules-Émile Péan et ses élèves, avant l’opération, par Henri Gervex (1887).

Auteur de deux volumes d’ouvrages cliniques (en 1876 et 1890), Péan a été à la fois très admiré et critiqué à son époque. Adepte de l’hygiène, il conteste néanmoins les découvertes de Louis Pasteur. Il refuse de disséquer les cadavres et opère de préférence à domicile. Bien qu’il ait été professeur, il n’a jamais été nommé professeur.

En 1863, Péan est le premier à réussir la splénectomie (ablation de la rate) et, en 1864, celle du kyste ovarien (ovariectomie). Il a également été le premier à utiliser la voie vaginale pour enlever des lésions gynécologiques. Perfectionnée par son élève Paul Segond (1851-1912), cette opération fut appelée « opération Péan-Segond ». Il a également été un pionnier dans la réalisation d’une hystérectomie trans-vaginale pour un carcinome en 1890.

Depuis 1868, Péan utilise systématiquement un râtelier et une pince de sa propre invention pour assurer l’hémostase en serrant les vaisseaux lors des opérations dans la cavité abdominale. Cette « pince de Péan » est toujours utilisée au début du 21ème siècle, avec ce nom dans toutes les salles d’opération du monde entier.
UNE MAÎTRISE DES TECHNIQUES ET DES INSTRUMENTS
Pince hémostatique de Péan.

En 1879, il pratique, pour la première fois dans l’histoire, une « gastrectomie partielle avec anastomose gastro-duodénale » à laquelle il laisse également son nom dans la littérature médicale française : l’opération de Péan, mais pas dans la littérature internationale où l’opération est appelée « opération de Billroth ».

Il a également été un pionnier de l’implantation de prothèses : en 1893, il a réalisé la première « arthroplastie totale de l’épaule », lorsqu’il a opéré l’épaule d’un serveur français. Malheureusement, la prothèse a dû être retirée deux ans plus tard en raison d’une infection.
autres opérations
Prothèse d’épaule artificielle implantée par le chirurgien français Jules-Émile Péan en 1893.

Plus tard, en 1895, il a appliqué un nouveau procédé pour l’élimination des diverticules de la vessie. Loin encore des protocoles botox

Son assistant habituel dans les opérations de trachéotomie était le docteur François Frédéric Cintrat, qui avait inventé plusieurs instruments. Il meurt à Paris le 6 avril 1877, à l’âge de 46 ans, des suites de la diphtérie qu’il a contractée lors d’une opération du croup chez un enfant de 8 ans.

Dans son ouvrage de 1880, « Exposé des titres et travaux de M. le Dr Péan…à l’appui de sa candidature à l’Académie de médecine, section de pathologie chirurgicale », il a déclaré avoir effectué des centaines d’opérations abdominales réparties comme suit : 232 ovariectomies (dont 193 réussies et 4 douteuses), 7 ablations de kystes dermoïdes dans la région ovarienne (dont 6 réussies), 37 ablations de kystes des gros ligaments (dont 20 réussies), une opération pour enlever un sarcome des gros ligaments (d’échec), une chirurgie réussie d’ablation de kystes hydatiques pelviens, 19 ablations de tumeurs kystiques mais de nature cancéreuse, 10 ablations de tumeurs mésentériques, 2 splénectomies. À ces interventions et à d’autres encore, s’ajoute la prestigieuse gastrectomie de 1879.

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