Historique des films sur Harley Davidson

Histoire sur Harley D.

Une descente de police pour récupérer une moto volée entraîne l’hospitalisation du commandant en second du gang, « Loser » (Bruce Dern), sous la garde de la police. Heavenly Blues et sa vieille dame « Mike » (Nancy Sinatra) le font sortir, mais Loser meurt peu de temps après, ce qui donne lieu à une scène prolongée dans laquelle le gang saccage une église et se dispute avec les habitants de la ville. Les motos Harley Davidson, les vestes en cuir et l’attirail nazi se mélangent à des caleçons noirs, des bérets et une bande-son de musique de surf, donnant aux motards hors-la-loi une étrange ambiance beatnik. The Wild Angels met en scène de vrais membres des gangs de motards Hells Angels et Coffin Cheaters.

The Born Losers (1967)

The Born Losers est le premier de quatre films mettant en scène le personnage de Billy Jack (Tom Laughlin, qui a joué et réalisé les quatre films), un énigmatique amoureux de la nature, mi-indien, ancien béret vert, et protecteur de la contre-culture. Une bande de motards terrorise une petite ville côtière californienne, violant plusieurs jeunes femmes, puis tente d’effrayer les victimes en coopérant avec la police. Billy Jack est entraîné dans un conflit avec le gang lorsqu’il devient accidentellement le protecteur d’une des filles, Vicky (Elizabeth James).

Au-delà de l’esthétique télévisuelle du film (il a été tourné en trois semaines pour 160 000 CHF, est mort au box-office mais a coûté plus de 40 millions CHF lors de sa réédition en 1973), le film de Laughlin est un véritable produit contre-culturel. Il met en scène le fossé entre les générations, le racisme et la lutte des vétérans pour se réinsérer dans la société. De manière significative, l’impact de la violence sexuelle est exploré avec sympathie plutôt que d’être simplement utilisé pour des frissons d’exploitation.

Une fille à moto (1968)

Rebecca, jeune femme au foyer frustrée (Marianne Faithfull, distribution d’après le modèle allemand initialement prévu pour le rôle, a fait une overdose de drogue), laisse son mari endormi dans son lit afin de partir à la rencontre de son amant, Daniel, un professeur d’université fumeur de pipe (Alain Delon). C’est l’apogée des années 60, Rebecca fait le voyage habillée de cuir intégral à cheval sur une Harley Davidson, cadeau de Daniel.

Inspiré d’un roman de l’écrivain surréaliste français André Pieyre de Mandiargues, La fille à moto (également sorti sous le titre Naked under Leather) est pauvre en dialogue et en intrigue, mais lourd d’effets spéciaux psychédéliques et de nudité (en particulier celle de Faithfull). La moto comme outil d’émancipation féminine est une tournure intéressante sur un trope commun dans les films de la fin des années 60 de la femme au foyer se rebellant contre son existence ennuyeuse, mais elle est ici sapée par la fin déprimante. Le réalisateur Jack Cardiff est plus connu pour son travail de directeur de la photographie Technicolor pour des films comme Powell & Pressburger, Alfred Hitchcock et John Huston.

Easy Rider (1969)

1969 a été une grande année pour les films de motards, avec au moins 12 sorties. Easy Rider est de loin le plus célèbre d’entre eux. Il raconte l’histoire de Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper, qui est aussi réalisateur), qui sont partis de Los Angeles à la Nouvelle-Orléans sur des Harley Davidson (achetées d’occasion à la police de Los Angeles) pour « découvrir l’Amérique ». En route, ils rencontrent des fermiers, des monstres et des ploucs, découvrent un pays étonnant, passent du temps avec l’avocat libéral de la petite ville de Jack Nicholson, et prennent de l’acide avec deux prostituées dans un cimetière (dont une jeune Karen Black).

Alternant entre l’Americana masculine et le nihilisme post-Eté de l’amour, Easy Rider a certainement ses moments, mais son spiritualisme alternatif aux pièces de dix cents semble très dépassé. Néanmoins, il reste un classique américain pour son look et sa musique iconiques, et est considéré comme un film clé pour jeter les bases de la nouvelle ère hollywoodienne du début des années 1970.

Electra Glide in Blue (1973)

Le titre fait référence à la moto de la série Harley-Davidson Electra Glide conduite par le personnage central : John Wintergreen (Robert Blake), vétéran du Vietnam aux manières douces et patrouilleur de l’Arizona. Ennuyé par ses fonctions et désillusionné par l’attitude de ses collègues, Wintergreen s’attend à devenir un flic de la criminelle. Sa chance se présente lorsqu’il est le premier sur les lieux du suicide par balle d’un vieil homme apparemment reclus, et qu’il est pris sous l’aile d’un détective de droite, Poole (Mitchell Ryan).

Ce néo-noir extraordinaire est le seul long métrage dont le réalisateur est James William Guercio, producteur de musique primé aux Grammy Awards et guitariste original de Frank Zappa and the Mothers of Invention. Renforcé par la superbe photographie de Conrad Hall, il s’agit d’une représentation de la contre-culture américaine en déclin et du recul du Vietnam à l’intérieur du pays aussi nette qu’elle n’a jamais été présentée à l’écran.

Pierre (1974)

Précurseur peu connu du classique d’Ozploitation Mad Max de 1979, Stone combine la culture routière masculine de l’Australie, les motards et des éléments du film de conspiration paranoïaque populaire au début des années 70. En son centre se trouve le policier peu orthodoxe St

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